Problématique des violences sexuelles en milieux scolaires : l’un des chevaux de bataille de l’association Wapandaji

Par Jeannot MWILAMBWE

20 jeunes filles toutes élèves des Instituts Tupendane et Mwendo ont été renforcées en capacités sur les droits dévolus à la femme et à la fille ainsi que sur les instruments juridiques les protégeant. C’était au cours de l’atelier organisé du 31mars au 2 avril 2021 au centre Neema sur la ville de Kalemie par l’association Wapandaji grâce à l’appui financier du fonds pour les femmes congolaises FFC en sigle. D’après la Coordonnatrice de cette structure, madame Albertine KUNGWA, cette formation entendait faire de ces filles  » leaders » dans leurs écoles avec mission de dénoncer les abus et violences sexuels dont sont victimes les jeunes filles en milieux scolaires et même dans la communauté. L’idéal, a poursuivi la même source, est d’arriver à faire réprimer ces actes devant la justice et permettre ainsi l’épanouissement de la jeune fille.

« L’association Wapandaji avec le fonds pour les femmes congolaises, son partenaire veut faire de ces filles leaders, des filles leaders qui dénoncent les cas des violences sexuelles qui se commettent dans leurs écoles. Vous savez vous-même qu’il y a de ces professeurs qui ont de la mauvaise foi, au lieu de donner cours, ils courent derrière les petites filles et mettent en difficulté leur avenir » a lâché la Coordonnatrice de cette association.

L’inspecteur chef de pool secondaire de l’EPST-Kalemie II, Lwamba Malilo Fidèle qui a présidé cette formation a demandé aux participantes de s’armer de la bravoure afin de décourager ces actes qui hypothetent l’avenir de nombreuses jeunes filles.

« Il ne faudra pas que, pendant le cursus qu’il y ait des individus en milieux scolaires, qu’il soit vos collègues garçons, qu’il soit vos enseignants, vos préfets, qu’il soit même les inspecteurs que nous sommes, puissent abuser de vous. Ayez le courage de dénoncer ce genre des pratiques ignobles et leurs auteurs devront en répondre devant la justice » s’adressait ainsi à ces élèves l’inspecteur chef de pool secondaire.

Francine MWAMBA, élève de l’Institut Tupendane et l’une des participantes à cet atelier dit avoir acquis des connaissances et outils nécessaires pour l’aider non seulement à dénoncer les actes des violences sexuelles qui se commettent en milieux scolaires mais aussi à sensibiliser ses pairs sur le risque qu’il y a en cautionnant les sollicitations de leurs enseignants et même de leurs collègues garçons.

« Je suis devenue une fille leader. Ma mission est de sensibiliser mes collègues sur les violences sexuelles. Mais une fois que ces pratiques se commettent en milieux scolaires et dans la communauté et dont je suis informée, je vais dénoncer leurs auteurs au niveau de l’association Wapandaji, chez le préfet et même à la justice » s’est-elle engagée.

Au cours de cette même formation, Marcelline Comlan, responsable de la section de l’information publique de la Monusco, Françoise MUKUBU, Chargée des programmes au sein de l’association Girls first fund ont partagé à ces élèves leurs expériences de vie alors que Christine MEDI, Coordonnatrice de l’Ong AFMDCO, les a entretenues sur le mentorat.

A noter que ces élèves constituent la sixième vague des jeunes filles leaders formées sur la lutte contre les violences sexuelles et les instruments juridiques les protégeant. Ceci s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’impunité des auteurs des violences sexuelles en milieux scolaires, un projet que met en oeuvre cette association avec l’appui financier du FFC.

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