Réforme électorale : « La proposition de loi Lutundula est une menace à la démocratie », alerte Lisanga Bonganga

Par Ivan Honoré

Le Coordonateur National de la plateforme, Dynamique pour une Sortie de Crise (DYSOC), Jean-Pierre Lisanga Bonganga fustige la prise en compte de la proposition de loi portant réforme de la centrale électorale de la RDC de Christophe Lutundula par l’Assemblée nationale.

A l’en croire, cette proposition de loi ne tient pas compte de réformes institutionnelles proposées par Martin Fayulu qui encouragent le consensus quant à  » la présentation par l’honorable Christophe Lutundula de sa proposition de modification de loi organique portant organisation et fonctionnement de la CENI, sans tenir compte des réformes institutionnelles idoines portées par le President Martin Fayulu de la coalition LAMUKA qui encourage le consensus quant à ce, est une menace à la démocratie et une provocation du peuple congolais par le pouvoir en place, qui cherche prudemment et désespérément à retarder ou à défaut, à torpiller les élections de 2023. » lit-on dans la déclaration parvenue à 24H.CD.

La DYSOC ajoute que passer à l’exposé de cette loi est une fraude à la loi et un précédent fâcheux du non-respect du principe sacro-saint de séparation des pouvoirs car son initiateur est déjà Vice-Premier Ministre ayant les Affaires étrangères dans ses attributions, et n’a pas qualité de député national.

Dans cette loi, Christophe Lutundula propose donc de nouvelles procédures et règles dans la désignation des membres du bureau de la CENI et dans l’organisation et le fonctionnement de la CENI.

Au lieu de 7 membres, Christophe Lutundula propose un effectif de 12 membres qui doivent composer la Commission électorale nationale indépendante. Ces membres seront désignés de manière équitable par les forces politiques représentées à l’Assemblée nationale, notamment la majorité et l’opposition et, en dehors, de l’hémicycle par la société civile, en raison raison de 4 délégués par composante.

Selon sa proposition, nul ne peut être désigné membre de la CENI s’il a appartenu à une organisation politique au cours de cinq dernières années précédant sa désignation.

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