Insécurité permanente dans l’Est : le REFAMP sort de son silence et interpelle Félix Tshisekedi s’y « investir » urgemment

Par Gédéon ATIBU

Le Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires ( REFAMP) a donné de la voix sur la situation d’insécurité dans la partie Est de la RD Congo.

Constatant que la « vie humaine est désacralisée dans l’Est;  » ces femmes leaders vêtues de noir , symbolique de la situation macabre que vivent les populations de la partie orientale, ont dans une déclaration lue ce Samedi 24 avril à l’esplanade du Palais du peuple interpelé les acteurs , chacun dans son rayon d’action à rétablir de manière urgente et durable la paix dans la partie Est et sur l’ensemble du territoire national.

Dans cette déclaration lue par la Secrétaire Générale Adjointe , Marie-Louise Mwange , ces femmes de la crème politique congolaise ont fait part de quelques recommandations au gouvernement congolais notamment, à «  s’investir davantage dans la traçabilité de la chaîne de production artisanale de minerais et la lutter contre la contrebande et la fraude minières afin d’éradiquer le phénomène minerais de sang » ; au Président de la République , Félix Tshisekedi ,en qualité de Commandant Suprême des FARDC de « restaurer la paix et l’autorité de l’État particulièrement à Beni , Djugu et dans les moyens et Hauts plateaux de Fizi, d’Uvira et Mwenga à Itombwe , dans le Sud-Kivu ».

Le REFAMP exige aussi que soit mis à la disposition des FARDC ,PNC et autres services de sécurité la logistique conséquente à la hauteur de cet objectif qui puise leur permettre de « défendre l’intégrité du territoire national et la protection des personnes et de leurs biens et que les Officiers Militaires identifiés et versés dans les trafics illicites des Ressources naturelles soient relevés de leurs fonctions », en même temps, ce réseau suggère la « rotation des troupes qui auront fait longtemps sur la ligne de front ».

Beni et ses environs – considérés comme zone d’action des miliciens ougandais ADF et repaire de nombreux groupes armés – sont la cible d’attaques meurtrières d’hommes armés depuis octobre 2014.

Cette série de massacres attribués à ce groupe armé sanguinaire a fait plusieurs centaines des morts parmi des civils. Depuis, des actions militaires s’y déroulent sans mettre un terme aux tueries dans cette région érigée en zone opérationnelle. Selon cette structure à haute portée politique, « ces massacres et tueries se sont accentués tout au long de l’année 2020 jusqu’à nos jours ».

Cette sortie médiatique du Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires coïncide avec la manifestation anti-insécurité organisée par la coalition LAMUKA ce samedi 24 avril sur toute l’étendue de la République pour dire non aux massacres des populations meutries de l’Est et leur témoigner l’élan de solidarité.

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