Élections 2023 : Lamuka observe des crocs-en- jambe devant la mangeoire publique

Par Gilbert Ngonga

On ne blâme pas l’âne qui a vu l’eau au lac même acide !

Branle-bas de combat? Appel de pied ? Caprice d’enfants gâtés ? Chantage sur la mode « retenez-moi ou je fais un malheur » ? Misère de la politique de la misère ? Il y a, à l’évidence, un peu de tout cela dans l’agitation post-adoption de la loi sur la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) tour à tour par l’Assemblée nationale, et le Sénat observée au sein des élus estampillés « Union sacrée de la Nation ».

L’Union Sacrée, une soupe aux milles légumes interdite aux gourmets, fait feu de tout bois, pour gagner frauduleusement les élections de 2023.

Cette nouvelle coalition de Tshisekedi qui regorge les petits calibres, les immenses stratèges venus pour la plupart du Front commun pour le Congo de Joseph Kabila veut coûte que coûte contrôler la CENI et la Cour Constitutionnelle dans le seul but de se tailler la part du lion lors des élections de tous les dangers et enjeux prévues en 2023.

L’union sacrée de la nation, vision chère au président de la République, Félix Tshisekedi, veut structurer selon elle le fonctionnement de la CENI et de la Cour Constitutionnelle, deux institutions qui ont un rôle important dans l’organisation des élections en République Démocratique du Congo.

Ça sera une façon pour elle( Union sacrée) de s’affirmer comme une organisation solide après 2023.

Lamuka, entendez  » réveillez-vous », principale plateforme de l’opposition congolaise bat de l’aile devant le fin stratège Tshisekedi qui remue le ciel et la terre pour s’éterniser au pouvoir le plus longtemps possible.

Cette opposition Genevoise qui observe avec dégoût la scène surréaliste qui se déroule à l’Union sacrée de la nation où les sociétaires se battent au portillon en lui faisant des crocs-en jambes- pour accéder à la mangeoire de l’Etat, semble être tétanisée.

Alors qu’on attendait l’issue de ce bras de fer institutionnel, le président Félix Tshisekedi assure ses arrières.

Le Sénat a adopté, vendredi 11 juin, la proposition de loi organique sur l’organisation et le fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante, après sa présentation par la commission Politique, administrative et judiciaire (PAJ).

Après cette adoption, ce texte sera transmis au Chef de l’État, Félix Tshisekedi pour sa promulgation incessamment.

Cette adoption a été faite après celle de l’Assemblée nationale, malgré les inquiétudes de certains partis et regroupements politiques, notamment Lamuka, qui n’espère pas à une bonne organisation de élections futures au pays avec cette CENI.

Pandant ce temps, l’opposant Martin Fayulu qui avait pourtant promis de mobiliser la rue, attire tout de même l’attention du monde libre et démocratique sur ce qu’il qualifie de forcing initié selon lui par le Chef de l’État, Félix Tshisekedi pour que le Parlement vote unilatéralement une loi sur la CENI taillée sur mesure, afin de préparer la fraude électorale en RDC en 2023.

La CENI dans sa configuration actuelle va sans nul doute organiser les élections chaotiques qui vont conduire à des contestations et à des crises de légitimité des pouvoirs.

Il faut une autre centrale électorale qui assure sa neutralité à toutes les forces politiques. Côté judicaire, il y a comme tout le monde le sait un autre organe de l’Etat à savoir la Cour constitutionnelle donne à boire et à manger dans le traitement du contentieux électoral.

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