UEFA-EURO 2020 : L’Italie sur le toit de l’Europe

Par Olivier Rolland Tshimanga

L’Italie a remporté l’Euro 2020, le dimanche 11 juillet 2021, face à l’Angleterre aux tirs au but (1-1 a.p., 3-2 t.a.b. ), dans une confrontation riche en émotions. C’était lors de la finale de l’Euro [Édition 2020, reportée en 2021 suite à la pandémie du Coronavirus].

L’Italie remporte son premier Euro depuis 1968. Cette victoire marque le grand retour de la sélection Italienne sur le toit de l’Europe.

Trois ans après avoir manqué la phase finale du Mondial 2018, l’Italie a renoué avec son glorieux passé en remportant l’Euro face à l’Angleterre. Le mérite en revient d’abord à Roberto Mancini qui a su relancer une équipe traumatisée après sa non-qualification pour la Coupe du monde en Russie.

Sans un joueur vedette dans son effectif à l’instar de Ronaldo ou Messi, Roberto Mancini a mis en place un collectif solide, efficace mais aussi séduisant et l’Italie s’adjuge le deuxième Euro de son histoire après celui remporté en 1968.

Pourtant, tout avait mal commencé pour l’Italie dans cette finale de l’Euro. Dans un Wembley en effervescence, il ne fallait attendre que deux minutes pour voir les filets trembler et l’Angleterre ouvrir le score ! Esseulé au deuxième poteau, Luke Shaw reprenait victorieusement un centre de Trippier.

Inscrit après 1 minute et 56 ou 57 secondes de jeu selon les chronomètres, il s’agit du but le plus rapide inscrit lors de la finale d’un Euro.

Ce but précoce a rendu l’Italie méconnaissable, car elle bafouillait son football. Chiesa avec une frappe puissante passant de peu à côté (35e) et Verratti avec un tir facilement capté par Pickford (45+1e) étaient les seules tentatives de la sélection italienne dans la première partie de la rencontre.

L’Angleterre attaquait la deuxième période comme la première, c’est-à-dire pied au plancher. Sterling faisait d’ailleurs parler sa vitesse pour s’infiltrer dans la surface. Pris en tenaille par Bonucci et Chiellini, l’attaquant anglais tombait dans la surface. Penalty ? Non disait monsieur Kuipers, l’arbitre néerlandais de la rencontre.

L’Italie poussait un ouf de soulagement et, retrouvant ses esprits, se faisait de plus en plus menaçante. Insigne se signalait à trois reprises mais il manquant deux fois le cadre (51e, 53e) puis était mis en échec par Pickford (57e). Le portier anglais repoussait ensuite la tentative de Chiesa (62e).

A force de pousser, l’Italie finissait par égaliser sur corner ! Le ballon, prolongé au deuxième poteau, arrivait sur Verratti qui plaçait une tête détournée par Pickford sur son poteau. Contre toute attente, Leonardo Bonucci surgissait pour glisser la balle au fond des filets anglais (1-1, 67e).

L’Italie prenait alors le dessus sur l’Angleterre, sans pour autant trouver la faille une deuxième fois. Elle perdait même Chiesa sur blessure à quatre minutes de la fin du temps réglementaire. Ce dernier, touché à la cheville, était remplacé par Bernardeschi et les deux équipes filaient en prolongation.

Une prolongation qui ne donnait rien et les deux sélections avaient leurs regards braqués aux tirs au but pour se départager. Et à ce petit jeu-là, c’est l’Italie qui se montrait la moins maladroite avec deux ratés de Belotti et Jorginho (deux arrêts de Pickford) contre trois pour l’Angleterre avec un poteau de Rashford et deux parades de Donnarumma sur les tentatives de Sancho et Saka. L’Italie pouvait festoyer tandis que Wembley [Angleterre] pleurait à chaudes larmes.

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