Sécurité : Les enfants sortis des groupes armés ne doivent pas être arrêtés (Ministre de défense)

Par Ivan Honoré

En République démocratique du Congo, plusieurs enfants se trouvant dans les zones de guerre sont souvent contraints contre leur volonté à rejoindre différents groupes armés nationaux et étrangers, et dont la majorité font souvent objet de poursuites judiciaires par les autorités congolaises.

Le Ministre national de la défense et Anciens Combattants, Gilbert Kabanda n’est pas resté indifférent face à cette situation, et a ordonné que chaque enfant sorti des groupes armés nationaux ou étrangers doit être remis immédiatement à la MONUSCO ou à l’UNICEF ou, à défaut, aux Agences de protection de l’enfant partenaires de l’UNICEF.

Dans une correspondance adressée au Chef d’État Major des Fardc, le Ministre de la défense et Anciens Combattants Gilbert Kabanda, rappelle les Commandants de Régions Militaires et des secteurs opérationnels, il indique que lors de cette opération, une attestation de sortie devra lui être düment délivrée, signée par le Commandant de Région Militaire du ressort, afin de lui permettre de bénéficier des droits et avantages prévus dans le PN-DDR.

Le Ministre de la défense et Anciens Combattants rappelle que la détention des enfants sortis des groupes armés ou capturés lors des opérations militaires est strictement interdite sous peine des poursuites judiciaires, car tout ‹‹enfant membre d’un groupe armé est considéré comme victime d’une contrainte exercée sur sa personne et ne saurait être poursuivi pénalement pour ce fait››.

Ainsi, les autorités militaires sont tenues, sous réserve des impératifs sécuritaires, de faciliter le dialogue entre l’Equipe Spéciale des Nations Unies sur les enfants et les conflits armés et les groupes armés en vue de la libération immédiate des enfants et de leur réinsertion.

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