Conseil d’État : Une cour de la honte ?

Par Scooprdc.net

Le Conseil d’État dirigé par le professeur Félix Vunduawe te Pemako vient par son communiqué du 16 septembre dernier, rétablir madame Marie Clémentine Sole Ekungola au poste de gouverneur a.i à la Mongala, attaquant ainsi la décision administrative du vice-premier ministre et ministre de l’intérieur, Daniel Aselo, qui rétablissait Serge Mongulu, du fait que madame la demanderesse a été nommée irrégulièrement par Gilbert Kankonde comme gouverneur ad intérim de cette province.

En effet, cette imposture selon certaines sources proches du dossier, est soutenue par un membre influent du cabinet de Vunduawe qui paraît petit à petit perdre le contrôle de cet appareil judiciaire, manipulé par semble-t-il son directeur de cabinet qui est du même territoire et même village que la bénéficiaire de cette énième décision, à en croire ces sources. Non sans raison, car d’après elles, et ce n’est pas à force de ne pas le dénoncer, que cette dame demanderesse de l’action au Conseil d’État, a été nommée irrégulièrement gouverneur a.i par Gilbert Kankonde de triste mémoire, alors VPM de l’intérieur. Comment est-il possible que le Conseil d’État, chapeauté par Félix Vunduawe peut-il s’accrocher à une décision irrégulière pour dire semble-t-il le droit, s’étonne-t-on du côté du ministère de l’intérieur ! A qui profiterait cette forfaiture?

Autre fait suspect, la célérité avec laquelle le dossier de madame Sole Ekungola est traité au Conseil d’État laisse transparaître un intérêt particulier de cette Cour. Sinon pourquoi est-il possible qu’une dame qui, au moment de sa désignation par le VPM Kankonde comme gouverneur a.i ne soit ni ministre provinciale, ni députée provinciale ? Qu’est-ce qui aurait motivé son choix à la tête de cette province alors qu’il y avait à l’époque un gouvernement dont madame Marie-Clémentine Sole n’en faisait plus partie, et n’était pas non plus députée ou un membre quelconque de cette administration province ?

Voici qu’avec cette irrégularité dans sa désignation, elle parvient à déstabiliser cette province qui faut-il le dire, n’a jamais commencé à travailler depuis l’avènement de Félix Tshisekedi.

Oubliée par le Maréchal Mobutu et pourtant il y est né, détruite par M’zee Kabila, ignorée par Joseph Kabila pendant 18 ans, voilà que Félix Tshisekedi entre semble-t-il dans la même danse que ses prédécesseurs. Pour preuve, hormis les édifices hérités de la colonisation qui sont d’ailleurs vétustes, en 61 ans d’indépendance, l’État congolais n’a rien construit dans cette partie du pays. La Ville de Lisala se trouve en train de disparaitre à cause des érosions, celle de Bumba de même avec l’érosion côtière et le territoire de Bongandanga enclavé dans la brousse. C’est cet espace misérable que se disputent les politiques mongalais, promettant à Félix Tshisekedi 110% de voix aux élections prochaines.

La question que les ressortissants de cette province poseront à Fatshi est simple : qu’avez-vous fait chez nous en 5 ans de mandat ? Au professeur Vunduawe d’apprêter la réponse, car son Conseil d’État est devenu une Cour de la honte.

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