Marche de Lamuka : la commission nationale des droits de l’homme note des «violations graves» des droits humains

Par Gilbert Ngonga

La Commission Nationale des droits de l’homme (CNDH) fait le bilan de la marche du 15 septembre organisée par la plateforme Lamuka sur toute l’étendue de la RDC, pour exiger la dépolitisation de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

En terme de bilan, cette commission a enregistré :

  • Cas de décès : aucun cas de décès.
  • Cas des blessés : 3 à Mbandaka, 3 à Kinshasa dont 2 hospitalisés.

-Cas d’arrestations : 60 sur l’ensemble du Territoire de la République à savoir :

-Mbandaka : 26 cas d’arrestation et tous libérés;

-Bumba : 04 cas d’arrestation et tous libérés;

-Matadi : 04 cas et tous libérés ;

-Mbuji-Mayi : 09 cas et quatre en détention préventive ;

-Kinshasa : 17 arrestations et tous libertés dont le journaliste Patient LIGODI du Site web Actualite.cd.

Par rapport aux faits et droits violés, la CNDH a noté les faits ci-après :

-Report verbal du gouverneur (qui ne justifie pas l’impératif de maintien de l’ordre public mais se contredit avec la réponse écrite du même gouverneur évoquant un autre motif en rapport avec la maladie de covid-19 );

-Répression des manifestants par la police au lieu de les encadrer;

-Bousculade d’un des leaders de LAMUKA, en l’occurrence Mr FAYULU

-Utilisation des moyens inappropriés pour la sommation ( au lieu de mégaphone, la police a utilisé directement de gaz lacrymogène);

-Extorsion par les éléments incontrôlés de la police des biens des manifestants;

-Non prise en charge médicale des victimes (blessés) par l’Etat

-Propos déplacés tenus à l’endroit des autorités publiques établies par l’un des organisateurs et manifestants.

Pour notre gouverne, noter que conformément à l’article 222, alinéa 3, de la Constitution, il a été institué, en RDC une Commission Nationale des Droits de l’Homme.

Cette Commission est une institution d’appui à la démocratie chargée de la promotion et de la protection des droits de l’homme.

Elle est un organe technique et consultatif de droit public congolais, indépendant, pluraliste, apolitique, doté de la personnalité juridique, émargeant au budget de l’Etat et jouissant de l’autonomie administrative.

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