Acquittement de Kamerhe : Epenge verse des larmes !

Par Fabrice Lukamba

L’acquittement de Vital Kamerhe ne surprend pas Prince Epenge, qui déclare que c’était prévisible. Selon ce communicateur de la plateforme politique de l’opposition Lamuka, le procès dit de « 100 jours » était quelque chose « créé » par Chef de l’État pour masquer le détournement des fonds du Programme de « 100 jours » dont lui-même était impliqué.

Après cet acquittement de Vital Kamerhe, et exigeant que l’argent détourné soit retourné au trésor public, le président du parti politique Action pour la démocratie et le développement au Congo (ADDCongo) demande l’organisation d’un nouveau procès, où le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi devrait comparaître. Il a d’ailleurs souligné que ce dernier avait été cité plus d’une fois durant le procès de « 100 jours ».

« La justice vient d’acquitter monsieur Vital Kamerhe (…) en prétextant qu’il n’y a pas des preuves. Mais le peuple congolais détient la preuve que ces 66 millions de dollars ont été détournés. Parce que les maisons, les routes, les ponts, les mini-barrages qui étaient prévus d’être construits dans le cadre du Programme de « 100 jours » ne sont jamais sortis de terre », a-t-il fait cette déclaration le jeudi 23 juin, dans la soirée, aux micros de 24h.cd.

« Vital Kamerhe avait dit que le procès de « 100 jours » n’était pas son procès, mais que c’était le procès de son chef, monsieur Félix Tshilombo, qui avait initié le Programme de « 100 jours ». D’ailleurs, monsieur Vital Kamerhe avait cité lors du procès à 127 reprises monsieur Félix Tshilombo. (…) Lamuka exige qu’il y ait un nouveau procès et que monsieur Félix Tshilombo soit entendu. La vérité doit triompher. Il faut que les responsabilités soient établies à tous les niveaux (…) », a crié Principe Epenge.

Pour rappel, l’ex- directeur de Cabinet du Président de la République a été acquitté en appel avec ses autres co-accusés hier jeudi. Selon ses avocats, la justice n’était pas parvenue à prouver avec suffisance qu’il avait détourné le denier public. En première instance, Vital Kamerhe avait été condamné à 20 ans des travaux forcés. Sa peine avait été ensuite réduite à 13 ans de prison après avoir interjeté l’appel.

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