Départ précipité de la MONUSCO : Jean-Marc Châtaigner craint des « conséquences désastreuses »

Par Olivier Rolland Tshimanga

Les attaques des locaux de la MONUSCO par la population de la province du Nord-Kivu, précisément à Goma, pour exiger le départ de cette mission Onusienne, plus de 20 ans après son arrivée en RDC sans parvenir ne serait-ce qu’à pacifier la partie Est du pays, ne sont pas passées inaperçues et suscitent plusieurs réactions tant au niveau national qu’international.

La dernière réaction en date est celle de Jean-Marc Châtaigner, ambassadeur de l’Union Européenne auprès de la RDC qui estime que, précipiter le départ de la MONUSCO en ce moment où le pays est agressé par le Rwanda via le M23, sans prévoir une action d’accompagnement, pourrait avoir des répercussions désastreuses.

Sur son twitter, il écrit : « La MONUSCO est actuellement aux côtés des FARDC, un élément clé de la résistance contre les actions de guerre et déstabilisation du M23. Accélérer son départ sans prévoir une action d’accompagnement/relais par la force régionale EAC aurait des conséquences désastreuses ».

Il convient de rappeler que c’est depuis le lundi 25 juillet 2022 que la population du Nord-Kivu manifeste pour exiger le retrait des troupes de la MONUSCO sur le sol congolais. Ce mardi 26 juillet, la même population a encore manifesté pour la même cause. Selon le gouvernement congolais, le bilan de ces manifestations fait état de 5 personnes tuées et plusieurs blessées.

Il sied de rappeler qu’en son temps (2018), l’ancien Président Joseph Kabila avait, du haut de la tribune des Nations-Unies, soulevé la question relative au retrait de la MONUSCO en RDC, mais fort malheureusement, il avait essuyé plusieurs critiques de la part de l’opposition de l’époque, actuellement au pouvoir et réclame à son tour, le départ de cette même mission Onusienne.

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