Retrait de la Monusco en RDC : Le gouvernement exige le départ immédiat du porte-parole de la mission Onusienne

Par Olivier Rolland Tshimanga

Les récentes manifestations anti-Monusco dans l’Est de la RDC n’ont pas laissé indifférent le gouvernement congolais et, à présent, place aux grandes décisions.

Si la population congolaise a, quant à elle, été appelée au calme et à la retenue ; la Monusco, en ce qui la concerne, est appelée par le gouvernement de la RDC à prendre des dispositions nécessaires pour que le porte-parole de cette mission Onusienne, Mathias Gilmann, quitte le sol congolais dans le plus bref délai et sans condition.

Le gouvernement congolais accuse Monsieur Mathias Gilmann d’être aussi à la base des tensions entre la population civile et la Monusco et ce, suite à ses déclarations indélicates et inopportunes qui ont provoqué la colère de la population.

« Au regard de l’exacerbation regrettable actuelle des tensions entre la population civile et la MONUSCO particulièrement au Nord-Kivu, tensions dues notamment aux declarations indélicates et inopportunes du porte-parole de la MONUSCO, Monsieur Mathias Gillmann, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo considère que la présence de ce fonctionnaire sur le tertoire national n’est pas de nature à favoriser un climat de confiance mutuelle et de sérénité si indispensable entre les institutions congolaises et la MONUSCO en vue, non seulement du meilleur accomplissement du mandat confié à cette dernière par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, mais aussi de faire aboutir le plan de transition aux fins de son retrait définitif de la République Démocratique du Congo, dici à l’honzon 2024 comme convenu », peut-on lire dans une correspondance du ministère des Affaires Étrangères de la RDC adressée à la Monusco.

Et de poursuivre : « Aussi, le Gouvernement appréciera-t-il beaucoup que des dispositions soient prises pour que Monsieur Mathias Gillmann quitte le territoire congolais dans le plus bref délai. Il saura grè à la Mission de l’Organisation des Nations-Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) de bien vouloir accorder à la présente toute l’attention qu’elle requiert ainsi que le bénéfice de l’urgence ».

Il sied de rappeler que la semaine passée, la province du Nord-Kivu était le théâtre des manifestations anti-Monusco. La population congolaise de cette partie du pays exigeait retrait total de la mission Onusienne sur le sol congolais.

Selon le rapport de la commission spéciale du gouvernement de la RDC, conduite par le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’intérieur, Daniel Aselo, le bilan de ces manifestations est de 36 morts au total, répartis comme suit : 13 morts à Goma, 13 morts à Butembo dont 4 casques bleus, 4 morts à Uvira, 3 morts à Kanyabayonga  et 3 morts à Kasindi.

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